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C'est quoi l'impro ?

Du théâtre sans texte

Pas de pièce apprise, pas de décor, pas de filet : les comédiens arrivent sur scène avec un thème, souvent lancé par la salle quelques secondes plus tôt, et l'histoire se fabrique devant vous.

Ce que vous voyez ce soir-là n'a jamais été joué avant, et ne le sera jamais plus.

Comment ça tient debout

Sans texte, ce qui remplace l'écriture, c'est trois réflexes que tous les joueurs travaillent.

Écouter

Une impro se construit sur ce que le partenaire vient de dire, pas sur l'idée qu'on avait en tête.

Accepter

Si on vous annonce que vous êtes son frère et qu'il y a le feu, alors c'est vrai, et on part de là.

Jouer sincère

On ne cherche pas la vanne : on joue la situation pour de vrai, et le rire vient tout seul.

C'est exactement ce qu'on travaille aux cours du jeudi soir.

Les formats

L'impro se joue sous des formes très différentes. Voilà celles que vous verrez chez nous.

Dessin : l'arbitre siffle au centre, entouré des joueurs en maillots jaune et violet, le public levant ses cartons de vote bicolores
Deux équipes, un arbitre, aucun texte
Le classique

Le match d'impro

Inventé à Montréal en 1977 par des comédiens qui empruntaient tout au hockey : on joue sur une patinoire, en maillot, avec un arbitre.

Il annonce le thème, le nombre de joueurs et la durée. Les deux équipes ont quelques secondes pour se concerter, puis jouent — chacune à son tour, ou toutes ensemble. À la fin, le public vote avec un carton de couleur pour l'équipe qu'il a préférée. L'arbitre siffle les fautes, et se fait copieusement siffler à son tour.

Dessin : l'animateur au micro, chemise et nœud papillon, penché vers le public, deux comédiens en scène derrière lui sous un projecteur
L'animateur va chercher un mot dans la salle
Pour découvrir

Le cabaret

Une suite de formats courts, menés par un animateur qui vient chercher des mots, des métiers ou des lieux dans le public.

Ça va vite, les contraintes changent à chaque scène, et c'est souvent la façon la plus simple de découvrir l'impro.

Quattro, depuis l'an dernier

Quatre improvisateurs, et vos histoires pour seule matière : une première rencontre amoureuse, un souvenir de famille, une journée de travail qui a mal tourné. Vous racontez, on rejoue.

Le catch d'impro

Deux contre deux. Chaque duo a son nom, son costume et son entrée sur sa musique, comme au catch. L'arbitre mène la soirée, lance les thèmes et ajoute des contraintes. La salle vote.

Les Wikiligues

Des rencontres entre les ligues de la Côte d'Azur, avec des joueurs de plusieurs troupes mélangés dans les mêmes équipes. On y découvre d'autres façons de jouer.

Nos soirées à thème

Halloween, la Saint-Valentin, ou notre soirée façon festival de Cannes : nos propres règles, un univers imposé, et toujours zéro texte écrit.

Nos pièces improvisées

Notre format le plus ambitieux : une heure de spectacle, avec une intrigue, des personnages qui reviennent et une fin. Sauf qu'aucun dialogue n'est écrit — seule la charpente l'est.

Dessin : un guichetier tendant un dossier à un homme en imperméable et chapeau, un troisième silhouette dans l'ombre
Le dossier passe au mauvais guichet…
Notre pièce

Le Dossier 47

Fonctionnaires et policiers, ambiance années 80 : un dossier compromettant sort par le mauvais guichet, et tout le monde se met à courir après.

  • 12 scènes
  • 7 personnages
  • 1 h de spectacle

Un guichet des impôts, un poste de police, et des musiques de comédie policière et de western qui lancent chaque scène.

Joyeux bordel

Une pièce sur la préparation d'une pièce, avec tout ce qui peut mal tourner avant un lever de rideau.

Le spectacle de Noël

Pour les enfants, construit sur des contes détournés — ceux qu'ils croient connaître par cœur.

Comment on fabrique une pièce improvisée

C'est la partie que le public ne voit pas, et celle qui demande le plus de travail. Voilà comment on s'y prend, en prenant Le Dossier 47 comme exemple.

  1. On écrit la charpente, pas le texte

    Une douzaine de scènes, chacune entre trois et cinq minutes, avec ce qu'elle doit apporter à l'histoire : ici les guichetiers commettent l'erreur, là les policiers comprennent qu'il y a une affaire. Ce que les personnages disent pour y arriver, personne ne le sait à l'avance.

  2. On découpe le plateau une fois pour toutes

    À cour le guichet administratif, au centre les apartés et les retours en arrière, à jardin le poste de police, et parfois la salle elle-même devient le parc public. Sans décor, le spectateur sait immédiatement où il se trouve.

  3. On donne à chacun un défaut et un secret

    Un guichetier trop distrait, une inspectrice compromise, un stagiaire qui joue double jeu. C'est ce qui fait avancer l'histoire sans qu'on ait à l'écrire : deux personnages aux intérêts opposés dans la même scène, et il se passe forcément quelque chose.

  4. On confie le rythme au son

    Chaque personnage a son thème musical, qui l'annonce dès son entrée. Une sonnerie de téléphone, un coup d'agrafeuse, un noir : ce sont les signaux qui ouvrent une scène, la referment, ou relancent l'action quand elle s'installe.

  5. On plante des gags qui reviennent

    Une horloge qu'un guichetier avance en cachette, une réplique répétée trois fois : posés au début, ils reviennent toute la pièce, et le public finit par les attendre.

  6. Et on répète la structure, pas les répliques

    On rejoue les mêmes scènes plusieurs fois, avec des dialogues différents à chaque essai, jusqu'à ce que la charpente tienne quoi qu'il arrive. Le soir venu, personne ne récite : on connaît la route, pas les phrases.

Et le public, il fait quoi ?

Beaucoup de choses. Vous donnez les thèmes, vous votez, vous réagissez — et une salle qui rit change complètement ce qui se passe sur scène.

Envie de voir ça, ou de le faire ?

Les prochaines dates sont sur la page programme, à partir de 5 €. Et si c'est la scène qui vous tente, le premier cours est gratuit.